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Thyroide

La glande thyroïde

 

La thyroïde est une glande endocrine, c’est-à-dire qu’elle fabrique des hormones.

Les hormones sont des corps chimiques circulant dans le corps et permettant le dialogue entre toutes les cellules, tous les organes du corps entier.

La thyroïde est située sous la peau à la base du cou, on peut la palper avec de l’habitude. C’est une glande de petite taille, peu épaisse, qui pèse environ 25 grammes.

Dans la thyroïde, outre les cellules thyroïdiennes qui fabriquent les hormones thyroïdiennes, on trouve pour l’essentiel d’autres cellules dites cellules « C » fabriquant la calcitonine, pouvant causer des maladies qui ne font pas l’objet de ce tour d’horizon et des glandes endocrines, en général au nombre de quatre, appelées parathyroïdes, dont le rôle est de maintenir le taux de calcium sanguin, elles ne font pas l’objet de ce tour d’horizon.

 

A quoi sert la thyroïde ?

La thyroïde fabrique les hormones thyroïdiennes : thyroxine, triiodothyronine, dont le rôle consiste à régler la vitesse de fonctionnement du corps.

C’est pourquoi, lorsqu’il y a un excès d’hormones thyroïdiennes, l’ensemble du métabolisme fonctionne trop vite : le cœur bat vite, on dort mal, on peut trembler et à l’extrême, on perd du gras et des muscles. C’est la raison pour laquelle certains ont pu, dans le passé et sans aucune validation médicale, utiliser les hormones thyroïdiennes pour faire maigrir. Cette méthode est abandonnée car dangereuse.

A l’inverse, lorsqu’il n’y a pas assez d’hormones thyroïdiennes, le métabolisme ralentit. Ce n’est pas pour autant que la situation est symétrique de l’état précédent (hyperthyroïdie), l’expression en est en effet beaucoup plus longue, beaucoup plus lente et peut se remarquer au premier coup d’œil.

 

Comment se fait la régulation du fonctionnement thyroïdien ?

La fonction thyroïdienne est réglée en permanence par une boucle de contrôle : à chaque instant, le taux d’hormones thyroïdiennes utiles est interprété et contrôlé par d’autres glandes endocrines situées dans le crâne : hypothalamus, en dessous duquel est accrochée l’hypophyse, petite glande de la taille d’un petit pois, située exactement entre les deux yeux et qui règle différents secteurs endocrines (thyroïde, hormone de croissance, ovaires ou testicules, surrénales).

 

Les maladies de la thyroïde

Les maladies de la thyroïde peuvent consister en :

  • Des anomalies de la forme de la thyroïde (volume, nodule) qui s’appellent un goître, quelle que soit sa taille, quelle que soit sa conformation.
  • Et aussi des anomalies de son fonctionnement, hyperthyroïdie ou hypothyroïdie.

Bien fréquemment, bien sûr, la conformation, et la fabrication des hormones peuvent être touchées en même temps.

 

Les maladies de la structure de la thyroïde

On définit deux grandes catégories de goître :

  • Les goîtres homogènes qui consistent en une augmentation globale du volume de la thyroïde, symétrique.
  • Les goîtres hétérogènes jusqu’à nodulaires, composés d’un ou plusieurs ou encore de multiples nodules disséminés dans la thyroïde.

 

Les goîtres homogènes

Ils répondent pour l’essentiel de trois maladies :

  • Accompagnés d’une hyperthyroïdie c’est en règle générale une maladie de Basedow, qui est une maladie auto-immune, constituée par la présence d’auto-anticorps spécifiques dirigés contre la thyroïde (anticorps anti R-TSH), qui ont la capacité de stimuler la thyroïde à la place de la TSH.
  • Avec une hypothyroïdie : la thyroïdite dite de Hashimoto, caractérisée par la présence d’auto-anticorps (anticorps anti-TPO) qui ont la capacité d’entraver le fonctionnement de la thyroïde. A noter qu’une évolution non détectée de la maladie de Hashimoto amène, petit à petit en général, un goître multinodulaire.

    Thyroidite hashimoto

  • Un dernier goître homogène peut être mentionné, qui apparaître rapidement en étant la plupart du temps douloureux, il s’agit de la thyroïdite dite de De Quervain, qui est due à une atteinte virale de la glande thyroïde, qui peut s’accompagner de fièvre et qui, après une phase d’hyperthyroïdie transitoire, passe par une phase de récupération sous forme d’hypothyroïdie, pour finalement guérir sans séquelle. L’ensemble de ce processus peut durer jusqu’à plusieurs mois.

Enfin, des goîtres homogènes sortant de ces trois diagnostics, qui sont bien plus rares, parmi ceux-ci des goîtres dont on ne connaît pas vraiment la cause, appelés idiopathiques.

 

Les goîtres nodulaires

Les goîtres nodulaires se caractérisent par l’apparition lente, progressive ou rapide de un ou plusieurs nodules au sein de la thyroïde.

L’apparition brutale d’un nodule, parfois douloureux, sur une thyroïde réputée auparavant saine, relève la plupart du temps d’une hémorragie (bénigne) au sein d’un kyste thyroïdien antérieurement non connu.

La plupart des goîtres multinodulaires sont d’évolution lente, progressive et bien souvent bénins, même si, parfois, le volume même des nodules peut devenir gênant.

Dans les goîtres multinodulaires, les complications ou l’évolution défavorable peuvent être de deux sortes :

  • Un ou plusieurs de ces nodules peuvent sécréter des hormones de façon indépendante, pouvant amener à un état d’hyperthyroïdie, en général à bas bruit. Ces nodules s’appellent des nodules autonomes, ou nodules toxiques.
  • Les nodules peuvent être, bien souvent, liquidiens : il s’agit de kystes, ou encore d’hématocèles qui sont des kystes remplis de sang, parfois suffisamment volumineux pour être évacués à l’aiguille.

Goitre 1Goitre nodulaire

Enfin, la question du cancer de la thyroïde est difficile, du fait de la relative difficulté de diagnostic sur cette pathologie finalement assez rare. Bien souvent, l’orientation vers ce diagnostic dépend de plusieurs facteurs : l’ancienneté de l’évolution, les caractéristiques de tel nodule à la palpation par le médecin (son volume, sa dureté, la présence de ganglions), la classification échographique dite « TI-RADS » dressée par le radiologue, mais aussi par la cytoponction de tel ou tel nodule, réalisée à l’aiguille, soit par le médecin endocrinologue, lorsque le nodule est accessible à la palpation, soit encore sous échographie, lorsque l’abord est plus difficile. Ce prélèvement est indolore et peut être d’un précieux apport.

 

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