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Anciennement dénommé « Bouffée Délirante Aigüe (BDA) », cet épisode pathologique est particulièrement impressionnant dans son expressivité symptomatique.

Il est d’autant plus mal vécu par le porteur de ce trouble et son entourage, qu’il correspond à ce que nous décrivons comme « un orage dans un ciel serein ».

L’absence de signal précurseur vraiment clair, associé à la brièveté habituelle de cet épisode morbide, le singularise parmi les troubles psychiques, de même que la richesse des symptômes rencontrés et qui participent de sa définition.

 

Définition

Il s’agit donc d’un état délirant, c’est-à-dire qu’il existe une distorsion de la réalité, vécue et exprimée par le patient. Le patient est incohérent, exprime des propos sans congruence avec la réalité des faits.

Le caractère aigu de cet état anormal est attesté par l’installation très rapide de cet état délirant, en quelques jours, voire en quelques heures, chez une personne auparavant indemne de tout antécédent psychiatrique notamment.

 

Symptomatologie, Diagnostic

Ce début soudain est rapidement symptomatique de façon très bruyante sous la forme d’un délire dit «polymorphe», c’est-à-dire sans véritable tonalité claire (mégalomaniaque ou persécuté ou merveilleux, hypocondriaque…).

Le mécanisme délirant est également assez variable, fluctuant, interprétatif des mots et des attitudes d’autrui, puis/ou imaginatif, voire intuitif.

Un fait remarquable est la rapidité de changement, la labilité de cette activité irrationnelle et incohérente donnant le sentiment d’un délire flou, brouillon, confus.

L’intensité est d’emblée très importante, sans progressivité : on parle d’explosion symptomatique.

Devant un tableau aussi brutal et bruyant, il existe une particularité majeure qui oriente rapidement, sans être toutefois affirmatif, vers le diagnostic.

Il s’agit d’une grande labilité de l’humeur, se manifestant pas des moments d’exaltation suivis par des moments de grande tristesse, pleurs, agitation douloureuse….En quelques minutes, les larmes se transforment en joie intense, mais d’apparence assez fausse, exagérée et toujours sans cohérence ni raison.

Ces grandes fluctuations de l’humeur sont complétement intriquées dans l’activité délirante, ce qui renforce le caractère flou et polymorphe de ce délire.

A ce stade, la personne manifeste de l’agitation le plus souvent, avec un risque notable de comportements problématiques tels que de la violence, des fugues, propos injurieux et inconvenants, … ce qui péjore le pronostic immédiat en raison des risques encourus de blessure en particulier.

Evidemment, le caractère morbide de ces manifestations est attesté par l’existence d’une rupture de ces comportements en rapport avec l’état antérieur de la personne qui n’était ni violente, ni incohérente auparavant.

C’est un « orage dans un ciel serein » !

Le dernier point symptomatique, également fréquemment retrouvé, est représenté par des angoisses intenses, sources ou renfort de l’agitation, responsable d’une insomnie importante.

Il n’existe aucun élément clinique en faveur d’un trouble somatique (physique) et de fait, aucun examen complémentaire (Electro-encéphalogramme, Scanner, IRM cérébrale…) n’est utile au diagnostic ou pour éliminer une affection différente.

Le diagnostic est uniquement porté devant ce tableau précédemment décrit.

La résolution de ce trouble est habituellement rapide, classiquement en quelques jours, au maximum quelques semaines, généralement complète.

On parle de retour à l’état antérieur.

La non résolution complète de cet épisode impose l’évocation d’un autre diagnostic médical qu’un épisode psychotique aigu.

 

Diagnostic différentiel

Parmi les autres diagnostics, appelés diagnostics différentiels, de cet état psychotique aigu, il existe des maladies plus chroniques comme les états schizophréniques, les états de confusion mentale, en particulier sous l’influence de toxiques ou drogues et les troubles bipolaires, notamment durant la phase agitée, appelée phase maniaque.

 

Evolution

Il existe 3 évolutions possibles sur le long terme :

  • Très souvent, cet épisode reste unique tout au long de l’existence (environ 40 % des cas) ;
  • Souvent néanmoins, il existe une ou plusieurs récidives du même ordre, généralement résolutifs également de la même manière que l’épisode initial. Il n’y a pas d’aggravation du trouble si ce n’est la répétition possible. Cette évolution représente environ 45 % des états psychotiques aigus.
  • Enfin, une fraction non négligeable de ces états aigus (15 %) est malheureusement inaugurale de maladies psychiatriques plus sévères, telles que l’entrée bruyante dans une schizophrénie ou d’un trouble bipolaire.

 

Traitement

Le traitement de ses accès psychotiques doit être relativement stéréotypé.

L’hospitalisation en milieu spécialisé, psychiatrique est une nécessité urgente, afin d’une part de réduire l’agitation psychique et physique mais aussi de prévenir d’éventuelles complications comme des passages à l’acte agressifs vis-à-vis de sa propre personne ou vis-à-vis d’autrui.

L’isolement au calme, entouré de personnels soignants est un élément important du traitement.

Les autres éléments thérapeutiques sont l’usage d’un traitement psychotrope antipsychotique visant à réduire l’agitation psychomotrice et l’incohérence délirante.

Les effets de ce traitement médicamenteux sont globalement des effets de ralentissement de la pensée, devenue incohérente et hors la raison.

Une fois l’épisode résolu, il est indispensable de maintenir le traitement psychotrope plusieurs mois, au minimum trois mois, afin de permettre une consolidation de l’amélioration symptomatique, renforcé par un suivi médico-psychologique.

Evidemment dans l’hypothèse d’une « crise » inaugurale d’une pathologie chronique, c’est le traitement de la maladie sous-jacente qui définira le type de prise en charge adaptée et donc le pronostic ultérieur de l’accès.

Enfin, dans l’hypothèse d’un usage de toxiques (alcool, cannabis, ecstasy…) intriqué, l’arrêt de l’intoxication sera un gage de réduction des risques de récidive de l’épisode psychotique aigu, d’autant plus que l’association de ces toxiques avec les médications antipsychotiques est formellement contre-indiquée.

 

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