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Historiquement évoqué sous différentes appellations, telles que « la névrose d’angoisse », « la personnalité anxieuse », ce trouble est aujourd’hui bien mieux identifié, diagnostiqué et donc traité.

Par ailleurs, celui-ci est resté longtemps pour la communauté médicale psychiatrique, une question quant à la réalité de son caractère morbide.

Véritable maladie ou simple tempérament ? Particularités d’un caractère anxieux, « normal » ?

Aujourd’hui, tout le monde s’accorde pour le définir comme une authentique maladie, relevant d’une nécessaire et véritable prise en charge médicale et psychologique.

Cette validation du caractère morbide ouvre ainsi des perspectives évolutives intéressantes, car si cette affection n’est pas considérée comme « grave », il n’en reste pas moins, pour reprendre les propos fréquents des personnes qui en sont porteuses, que cela « pourrit la vie ».

Un dernier point avant d’aborder concrètement ce Trouble Anxieux Généralisé, concerne l’anxiété.

L’anxiété est une émotion physiologique, normale, vitale même. Elle représente la « sirène » dans notre « système » d’alarme face à une situation de danger ou de menace, nous permettant un éveil accru et une stimulation de nos capacités cognitives, en vue d’une réaction adaptée à la menace.

Ainsi, notre propos concernera donc un trouble de cette alarme, et non l’anxiété elle-même.

 

Définition, Diagnostic

Il s’agit donc d’une anxiété ou d’un « souci » excessifs, que l’on pourrait qualifier « d’attente avec appréhension », survenant la plupart du temps, sans être pour autant toujours permanent, d’intensité fluctuante.

Cet état d’anxiété pénible et diffuse devant évoluer depuis plusieurs mois, au-delà de 6 mois, perceptible spontanément ou en rapport avec certains événements ou activités le plus souvent anodines, banales, en aucun cas proportionnés et rationnels.

On parle d’angoisse diffuse, flottante.

Les difficultés diagnostiques concernent souvent les personnes présentant un polymorphisme symptomatique peu spécifique (fatigue, plaintes somatiques multiples, insomnie, tension musculaire, symptomatologie fonctionnelle diverse…).

Cette définition est susceptible d’évoluer dans quelques mois en raison de sa récente inscription dans le manuel anglo-saxon du DSM V, en cours de traduction française, manuel d’aide à la décision diagnostique.

 

Diagnostic différentiel

Si ce trouble anxieux est souvent sous-estimé et sous-diagnostiqué, c’est aussi parce qu’il est parfois confondu avec d’autres manifestations ou englobé dans d’autres affections plus aiguës et plus bruyantes.

On distinguera ainsi le TAG des troubles anxieux focalisés (Phobies et Troubles Obsessionnels Compulsifs), de la Dépression (EDM) fréquemment associée, du trouble panique (qui correspond à la répétition d’accès anxieux aigus) et de certains troubles de la personnalité dans lesquels la capacité à s’angoisser est importante.

Heureusement, ce TAG est généralement de diagnostic simple.

 

Epidémiologie

Il s’agit d’une affection fréquente, souvent sous-évaluée, donc sous-estimée dans son caractère pathologique et donc sous-traitée.

On estime qu’il existe chez environ 6% de la population générale.

Il touche majoritairement la femme, près de deux fois plus souvent que l’homme dans la même tranche d’âge.

C’est une maladie du sujet jeune, même si on a pu décrire l’apparition de ce trouble durant la petite enfance, jusqu’au troisième âge.

On considère un âge moyen de survenue de l’ordre de 20 ans.

Deux éléments sont également fréquemment retrouvés, complétant ainsi l’orientation symptomatique en vue d’un meilleur diagnostic :

  • Le caractère familial de ce trouble confirmé très souvent par l’existence d’antécédents familiaux de troubles anxieux auprès des parents et/ou fratrie, rapporté par le malade ;
  • Le caractère très ancien, pour ne pas dire « congénital » de cet état anxieux, longtemps toléré, même si cette tolérance s’avère variable selon les différentes situations traversées.

On pourrait résumer cela par la phrase classiquement entendue : « j’ai toujours été un anxieux, angoissé ».

 

Pourquoi traiter ce TAG ?

Outre l’inconfort généré par ce trouble, celui-ci est potentiellement invalidant et source de complications notables.

Les perturbations engendrées par cet état anxieux généralisé sont susceptibles d’intéresser toutes les sphères sociales, professionnelles (fréquents arrêts de travail) et affectives de la personne : ça « pourrit » la vie !

Les complications concernent également les tentatives « d’auto-traitement », par l’entremise de solutions « accessibles » qui malheureusement sont souvent à l’origine de l’amplification du problème voire à l’origine de la création de nouvelles difficultés.

On peut citer les conduites d’alcoolisation, de prise de toxiques parmi lesquelles on retrouve l’automédication anxiolytique aux benzodiazépines.

 

Complications

La complication habituelle d’un TAG non traité est le développement d’une authentique dépression (EDM), qui complique la moitié (50%) de ce trouble anxieux, avec une sévérité, en terme pronostique, bien plus importante.

Il est également classique d’évoquer une majoration de certaines affections cardiaques et vasculaires, comme une augmentation du risque d’infarctus du myocarde et une majoration de l’hypertension artérielle.

Enfin, non traité, cette maladie a la fâcheuse tendance de s’aggraver et/ou de récidiver. Il n’existe pas de guérison spontanée de ce trouble.

 

Quels traitements peut-on proposer ?

Déjà, il faut savoir que ce TAG ne présente pas de réelle difficulté thérapeutique.

Deux traitements ont fait la preuve de leurs efficacité.

Ces deux prises en charge sont au moins aussi efficaces l’une que l’autre, et peuvent également s’associer dans les formes un peu rebelles.

Il s’agit des Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC) et de certains traitements médicamenteux, en particulier antidépresseurs, mais pas uniquement.

Quelle que soit la solution thérapeutique proposée, le traitement ne doit s’envisager que dans la durée. Guérir du TAG demande en effet du temps !

 

Thérapies Cognitivo-Comportementales

Les TCC nécessitent un nombre important de séances (au moins 20 séances) d’une durée longue, structurées autour d’une « déprogrammation » de cet état anxieux ancien. Il est indispensable de faire appel à un praticien bien formé à la pratique de cette technique thérapeutique, qui ne supporte pas « l’amateurisme », pour être efficace.

 

Traitements médicamenteux

Le traitement médicamenteux quant à lui, nécessite une prise durant au moins une année, pour ne pas dire plus, à posologie efficace, mais avec une amélioration symptomatique tangible relativement rapide et très significative (c’est-à-dire au bout de deux mois de traitement). Ce traitement médicamenteux est aujourd’hui articulé, le plus souvent, autour de quelques molécules antidépressives à l’efficacité éprouvée, avec néanmoins des alternatives médicamenteuses non antidépressives.

La seule véritable erreur consiste dans l’usage sur le long cours de molécules anxiolytiques Benzodiazépiniques, d’autant plus quand celles-ci sont prises en automédication, et au prix d’une accoutumance, d’une dépendance et peut-être d’une détérioration durable des fonctions cognitives.

Enfin, Il est toujours favorable d’adjoindre à ces prises en charge médicales structurées, des « petits moyens » thérapeutiques, personnels, qui à eux seuls ne permettent pas la guérison, mais qui représentent un appoint supplémentaire intéressant.

On pourrait citer, sans être exhaustif, l’acupuncture, la relaxation, la sophrologie, le sport, ….

 

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